LA PROTHESE DU GENOU

le docteur Jacques Lenfant, spécialiste de la prothèse du genou sur Paris vous propose de découvrir et de comprendre simplement cette intervention en vous présentant les différentes voies d’abord avec leur avantages respectifs, la chirurgie mini-invasive, les différents implants et la pose de ceux-ci et enfin les risque de cette intervention.
 

La prothèse unicompartimentale (compartimentaire)

 
La mise en place d’une prothèse unicompartimentaire (unicompartimentale) consistera à remplacer uniquement la partie du genou qui est usée en conservant les autres compartiments.

Elle peut se faire entre le fémur et le tibia dans la partie interne du genou (prothèse unicompartimentale interne), dans la partie externe (prothèse unicompartimentale externe) ou encore entre le fémur et la rotule (prothèse fémoropatellaire).

Elles ne sont réalisables que si les autres compartiments du genou sont sains.

L’hospitalisation dure habituellement environ 8 jours.

Après l’intervention, un retour à domicile est souvent possible avec de la rééducation.

 

 

La prothèse totale du genou

 
Lorsque l’arthrose touche la totalité du genou (ou au moins deux compartiments), la seule solution sera de remplacer la totalité de l’articulation par une prothèse totale du genou.

L’hospitalisation dure le plus souvent une dizaine de jours.

La rééducation pour cette intervention est très importante et nécessite le plus souvent un séjour dans un centre de rééducation d’environ un mois.

 

 

La chirurgie mini-invasive du genou

 
Comme pour la chirurgie de la hanche, il est possible de minimiser l’impact de la voie d’abord sur les structures musculaires du genou.

De nouvelles voies d’abord dites mini-invasives (voie en mid-vastus ou sub-vastus) ont été mises au point, permettant de limiter le traumatisme sur le quadriceps (principal muscle de la cuisse). Ainsi, il n’est plus nécessaire de sectionner le tendon quadricipital pour ouvrir l’articulation ; le chirurgien passe sous les fibres musculaires du vaste interne ou parfois à travers les dernières fibres musculaires. L’incision cutanée sera donc minimisée (incision verticale d’environ 10 à 15 cm) mais surtout les muscles ne seront pas traumatisés, permettant ainsi des suites opératoires moins douloureuses et une récupération plus précoce.

Voies d’abord du genou classiques et mini-invasives :


 

La chirurgie assistée par ordinateur

 
Le résultat fonctionnel des prothèses de genoux est en partie conditionné par la qualité de la pose et la bonne adaptation de l’implant à l’anatomie osseuse et ligamentaire du patient.

La qualité de la pose doit prendre en compte de nombreux paramètres dont l’obtention d’un axe du membre le plus proche de 0° et le respect de la tension des ligaments latéraux interne et externe.

Actuellement, le chirurgien se base principalement sur une analyse radiographique.

 

La chirurgie assistée par la navigation per-opératoire

Elle aide dans la réaxation du membre en permettant une mesure per-opératoire de la réalisation des coupes osseuses et du positionnement des implants. Cette technique est relativement récente (environ 8 ans). Elle a été un apport important, mais elle présentait aussi des limites. Elle nécessitait la mise en place de broches dans le fémur et le tibia, pour placer des capteurs, qui pouvaient être à l’origine de complications rares (fractures ou infections). Elle présentait aussi des limites liées à la précision de la mesure. Enfin, elle rallongeait le temps opératoire de 15 minutes environ.

Si la navigation nous a été d’un apport non négligeable (surtout dans les grandes désaxassions des membres), la modélisation 3D de la planification préopératoire semble très prometteuse.

 

La modélisation 3D de la planification préopératoire

L’intérêt de cette technique est de se baser sur l’acquisition Scanner ou IRM du genou et de l’ensemble du membre inférieur pour planifier son intervention. Une reconstruction tridimensionnelle sera réalisée par imagerie permettant de choisir la taille de l’implant et surtout de planifier la réalisation des coupes osseuses tout en respectant les critères de réussite de l’intervention (axe du membre, respect des espaces, etc.).

Une fois cette étape « virtuelle » (informatique) effectuée, une reproduction du genou, accompagnée des guides de coupe permettant la réalisation de l’intervention, seront réalisés. Le laboratoire les enverra au centre chirurgical, qui les stérilise, pour leur utilisation durant l’intervention.

Cette technique permet une analyse 3D de l’anatomie et donc de choisir l’implant le plus adapté au genou du patient, mais surtout de le positionner au mieux en fonction de son anatomie.

Elle semble donner des résultats équivalents à la navigation peropératoire, en termes de positionnement de l’implant.

Elle évite l’utilisation des broches (utilisées dans la navigation per-opératoire) et donc les risques inhérents à leur utilisation cités plus haut.

Elle évite l’utilisation d’un matériel conséquent pour la mise en place de l’implant (communément appeler ancillaire), et donc pour des genoux d’usure équivalents elle permet de réduire le temps opératoire.


 
 
La mise en place d’une prothèse totale du genou est une intervention maintenant réalisée de façon courante, soit lors d’une hospitalisation ambulatoire soit une hospitalisation traditionnelle de quelques jours ( cf le RRAC) mais elle reste une intervention de haute technicité chirurgicale dont les risques doivent être maitrisés afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles.

 

Pour en savoir plus :