Les complications des prothèses de hanche

Comme toute intervention chirurgicale, la mise en place d’une prothèse totale de hanche présente des risques (ou complications). Ces complications sont rares, mais ne doivent pas être méconnues.

 

Les luxations

Une luxation (déboîtement de votre prothèse) survient à la faveur d’un mouvement extrême. Lors de votre rééducation, le kinésithérapeute vous apprendra les mouvements à éviter avec votre prothèse totale de hanche :

  • Soit il s’agit d’une luxation postérieure (la tête du fémur se déboîtant vers l’arrière). Elles surviennent plus fréquemment lorsque la voie d’abord a été postérieure.
  • Soit il s’agit d’une luxation antérieure, la hanche se déboîtait vers l’avant.

 

L’infection de la prothèse

L’infection est la complication la plus redoutée en chirurgie orthopédique. Elle peut survenir au décours de l’intervention, mais aussi à distance.

  • Avant l’intervention, il vous sera demandé de faire un bilan complet à la recherche d’un foyer infectieux : panoramique dentaire et consultation chez votre dentiste, examen des urines, prise de sang. Cela permettra de traiter un éventuel foyer infectieux avant l’intervention chirurgicale.
  • À distance de l’intervention. Toute bactérie passant dans le sang pourra se fixer sur la prothèse et entraîner une infection de la prothèse. Et comme la prothèse est un matériau inerte, le sang n’arrivera donc pas au contact du germe, les antibiotiques ne seront donc pas totalement efficaces. La seule solution pour traiter efficacement l’infection sera, en plus d’un traitement antibiotique lourd, de changer la totalité de la prothèse. Il est donc impératif d’être très vigilant. Avant tout acte invasif (chirurgie dentaire, endoscopie, etc.), il faut signaler au praticien que vous êtes porteur d’une prothèse de hanche pour avoir un traitement antibiotique préventif.

 

La phlébite

La mise en place d’une prothèse totale de hanche présente un risque important de phlébite (caillot sanguin dans une veine). La phlébite étant elle-même susceptible de se compliquer d’une embolie pulmonaire.

C’est pourquoi vous aurez un traitement anticoagulant dès le premier jour postopératoire et pendant un mois après la date de l’intervention.

Par ailleurs, il vous sera demandé de porter des bas de contention.

 

Un hématome

Très souvent, il se résorbe spontanément. Parfois, lorsqu’il est trop important, il pourra nécessiter une évacuation chirurgicale.

 

 

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