La chirurgie assistée par ordinateur

La chirurgie assistée par ordinateur

Le résultat fonctionnel des prothèses de genoux est en partie conditionné par la qualité de la pose et la bonne adaptation de l’implant à l’anatomie osseuse et ligamentaire du patient.

La qualité de la pose doit prendre en compte de nombreux paramètres dont l’obtention d’un axe du membre le plus proche de 0° et le respect de la tension des ligaments latéraux interne et externe.

Actuellement, le chirurgien se base principalement sur une analyse radiographique.

 

La chirurgie assistée par la navigation per-opératoire

Elle aide dans la réaxation du membre en permettant une mesure per-opératoire de la réalisation des coupes osseuses et du positionnement des implants. Cette technique est relativement récente (environ 8 ans). Elle a été un apport important, mais elle présentait aussi des limites. Elle nécessitait la mise en place de broches dans le fémur et le tibia, pour placer des capteurs, qui pouvaient être à l’origine de complications rares (fractures ou infections). Elle présentait aussi des limites liées à la précision de la mesure. Enfin, elle rallongeait le temps opératoire de 15 minutes environ.

Si la navigation nous a été d’un apport non négligeable (surtout dans les grandes désaxassions des membres), la modélisation 3D de la planification préopératoire semble très prometteuse.

 

La modélisation 3D de la planification préopératoire

L’intérêt de cette technique est de se baser sur l’acquisition Scanner ou IRM du genou et de l’ensemble du membre inférieur pour planifier son intervention. Une reconstruction tridimensionnelle sera réalisée par imagerie permettant de choisir la taille de l’implant et surtout de planifier la réalisation des coupes osseuses tout en respectant les critères de réussite de l’intervention (axe du membre, respect des espaces, etc.).

Une fois cette étape « virtuelle » (informatique) effectuée, une reproduction du genou, accompagnée des guides de coupe permettant la réalisation de l’intervention, seront réalisés. Le laboratoire les enverra au centre chirurgical, qui les stérilise, pour leur utilisation durant l’intervention.

Cette technique permet une analyse 3D de l’anatomie et donc de choisir l’implant le plus adapté au genou du patient, mais surtout de le positionner au mieux en fonction de son anatomie.

Elle semble donner des résultats équivalents à la navigation peropératoire, en termes de positionnement de l’implant.

Elle évite l’utilisation des broches (utilisées dans la navigation per-opératoire) et donc les risques inhérents à leur utilisation cités plus haut.

Elle évite l’utilisation d’un matériel conséquent pour la mise en place de l’implant (communément appeler ancillaire), et donc pour des genoux d’usure équivalents elle permet de réduire le temps opératoire.

 

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